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Séminaires de Recherche ThéPARis - Session 4

Date(s)

le 12 avril 2019

Lieu(x)
Centre de musique baroque de Versailles
10h-12h30

Modalités de réservation
Entrée libre sur réservation
theparis.seminaire@gmail.com

Les Théâtres parisiens sous l’Ancien Régime : transversalité des pratiques, circulation des personnes, enjeux esthétiques et poétiques.

Répondante - Laura Naudeix (Université de Rennes)

INTERVENANTS
 
  • Lola Salem (University of Oxford – St John’s College)
    L’héroïsme par les larmes ou la rénovation de la poétique tragique à l’opéra. Étude des rôles tendres et pathétiques à l’époque de Lully
Parmi les innombrables travaux qui s’attachent à dévoiler la codification de la dramaturgie de l’opéra baroque français, les essais de constitution d’une typologie des rôles sont épars et loin d’être exhaustifs. Le foisonnement des figures, liées à un héritage littéraire dense et composite, semble avoir découragé une étude systématique des « emplois » à l’opéra, qui puisse démontrer leur spécificité dans le cadre du « drame en musique ».
Chez les femmes, deux rôles-types dévoilent une ambivalence de l’héroïsme : d’une part, les personnages « à baguette », impérieux et dotés d’une puissance magique ; d’autre part, les personnages « à mouchoir », tendres et pathétiques. Chacun répond à une topique ancienne, celle de la furor et du pathos, mais cette dernière semble résister à l’analyse contemporaine. Le rôle « à mouchoir » n’est pas une simple « pleureuse », objet fragile et inutile à la résolution de l’action, mais représente plutôt un modèle de justice tempérée. Si le caractère de son « héroïsme » se traduit mal aujourd’hui, c’est qu’il nous faut remettre à jour les racines littéraires, iconographiques, politiques et théologiques, qui en forment la trame. En particulier, son lien avec la matière théâtrale antique et sa recréation aux XVIe et XVIIe siècles – à la fois sur la scène du théâtre classique mais aussi dans le genre romanesque alors en gestation.
Nous fixerons notre enquête à l’étude des premières tragédies lyriques où apparaît ce rôle du « mouchoir », depuis Pomone (1671) jusqu’à Armide, dernière collaboration entre Lully et Quinault (1686), au sein desquelles les normes d’écriture des emplois se mettent en place.
 
  • Julien Dubruque (CMBV, IReMus)
    La circulation des sujets sérieux entre l’Académie royale de musique et le Théâtre-Français
À en croire les théoriciens, anciens comme modernes, l’Académie royale de musique et le Théâtre-Français se partageaient les rôles : à la première, la fable, le merveilleux, et un penchant pour le sérieux ou le demi-caractère ; au second, l’histoire, le vraisemblable, et une prédilection pour la comédie. Cela est vrai dans les grandes lignes, mais nous aimerions explorer les zones de rencontre entre deux institutions et deux répertoires qui, malgré la frontière générique, partageaient souvent les mêmes auteurs, poètes ou musiciens, le même public, voire, parfois, les mêmes interprètes. Les sujets dits historiques n’étaient pas rares à l’opéra, surtout après la naissance du ballet héroïque ; et l’évhémérisme typique de l’époque classique autorisait parfaitement les sujets fabuleux dans le théâtre déclamé. La dramaturgie de ce dernier n’a pas non plus attendu Voltaire pour incorporer des éléments opératiques. Nous analyserons plusieurs sujets circulant d’une scène à l’autre, sans nous limiter à l’archétype Phèdre / Hippolyte et Aricie, notamment Hypermnestre ou Sémiramis.

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Centre de musique baroque de Versailles
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22, avenue de Paris
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