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Séminaires de Recherche ThéPARis - Session 2

  • Recherche,
Date(s)

le 14 février 2020

10h-13h
Lieu(x)
Centre de musique baroque de Versailles
Hôtel des Menus-Plaisirs 22, avenue de Paris - 78035 Versailles
+33 (0)1 39 20 78 10
www.cmbv.fr

Les Théâtres parisiens sous l’Ancien Régime : transversalité des pratiques, circulation des personnes, enjeux esthétiques et poétiques.


Répondant : Pascal Denécheau ( IReMus)

Intervenants

  • Thomas Soury - Université de Lyon, IReMus

Rameau et la révision de ses opéras : étude d’une adaptation de la cour à la ville
À partir de 1745, Rameau eut l’occasion de créer plusieurs de ses opéras sur les théâtres de cour généralement dans le cadre de festivités exceptionnelles. Ces pièces ont eu la chance d’être ensuite redonnées à l’Académie royale de musique de Paris. À cette occasion, Rameau, grand adepte du remaniement, ne se privait pas de réviser plus ou moins profondément ses oeuvres, notamment au niveau des divertissements, les adaptant aux exigences et aux contraintes de l’Opéra de Paris. Il est ainsi possible de comparer deux versions pour Platée, Le Temple de la gloire, Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour, Les Sibarites et même Les Paladins qui devait être initialement donné à Versailles. Dans un contexte différent, Rameau participa également aux spectacles privés de la marquise de Pompadour avec Les Surprises de l’amour qui seront repris en 1757 à Paris. Cette communication sera l’occasion d’observer la nature des changements opérés par Rameau et le personnel de l’Académie royale de musique afin de mettre en évidence une pratique d’adaptation institutionnelle voire un goût de cour et un goût de ville, le premier semblant plus favorable à la danse, contrairement au second plus porté sur la virtuosité vocale.

  • Benoît Dratwicki - CMBV

Chanteur de ville, chanteur de cour : les difficiles relations entre l’Opéra et la Musique du roi aux XVIIe et XVIIIe siècles
Ma communication exposera les modalités de collaboration imaginées dès l’institutionnalisation de l’Académie royale de musique pour éviter le cumul des postes et la bonne articulation entre deux corps de musique qui - sous couvert d’être complémentaires - apparaissent, dès l’origine, comme concurrentiels. Le cadre établi par Louis XIV, devenu inutile sous la Régence, vole en éclat au temps de Louis XV, générant une multitude de problématiques à la fois logistiques et esthétiques. L’étude des dispositifs administratifs, celle des pratiques musicales, et celle des répercussions pour les auteurs, les interprètes et le public permettront de prendre la pleine mesure d’une spécificité toute française.

  • Petra Dotlacilova - Stockholm University

« Un berger un peu annobli » : costumer les personnages rustiques sur les scènes parisiennes
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les personnages rustiques apparurent sur toutes les scènes de Paris, des théâtres forains jusqu’à la cour. Cependant, leur interprétation dramaturgique, gestuelle et visuelle dépendait du genre de spectacle et de ses principes esthétiques – ou de l’absence de ces principes. Dans ma communication, à travers l’analyse de sources textuelles, visuelles et matérielles, je me propose de distinguer des différents ‘genres’ des personnages rustiques à la Foire, à l’Opéra-Comique et à l’Académie royale de musique (par exemple le berger, le berger galant, le pastre ou le paysan), comment ils se manifestent à première vue dans leurs costumes et comment cette façon de costumer put déterminer leur mouvement. De plus, même si ces institutions avaient des conventions différentes, on peut observer un rapprochement pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Les modes, les tissus, les couleurs et les chaussures portés à l’Opéra-Comique touchèrent dans certains cas même la scène de l’Académie royale de musique.


Séminaire de recherche pluridisciplinaire organisé par le pôle de recherche du Centre de musique baroque de Versailles et le CTEL – Centre transdisciplinaire d’épistémologie de la littérature et des arts vivants Université Côte d’Azur, avec la collaboration de l’ELCI – Équipe littérature et culture italiennes (Sorbonne Université) et du Théâtre National de Nice.
Illustrations : H. Bonnart, est., BnF, Dép. Estampes et Photographie, Hennin 5154-5156

Responsables scientifiques

  • Emanuele De Luca (Université Côte d’Azur, CTEL ; ELCI, Sorbonne Université)
  • Barbara Nestola (CNRS/Centre d’études supérieures de la Renaissance, Centre de musique baroque de Versailles)

Entrée libre - Réservation obligatoire : theparis.seminaire@gmail.com
Centre de musique baroque de versailles
22 avenue de Paris 78000 Versailles

Contact :
Barbara Nestola :