La Plainte à la Renaissance

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Florence Alazard (éd.), Paris, Honoré Champion, Collection Le Savoir de Mantice, 2008

 

Se plaint-on de la même façon à la Renaissance et au xxe siècle ? Autrement dit : la plainte est-elle un objet historique ? Peut-on penser ensemble la plainte qui déplore et celle qui accuse ? Réunis au Centre d'Études Supérieures de la Renaissance à Tours en novembre 2005, des historiens, des linguistes, des spécialistes des littératures européennes, des historiens d'art et des musicologues ont interrogé l'historicité de la plainte et, en la dissociant très clairement de ses raisons, ont tenté de la comprendre comme un mode d'expression privilégié de la Renaissance : si les siècles de la Renaissance ne sont pas seulement ceux de la plainte, ils inaugurent cependant un travail singulier sur cette dernière : médiati­sée par de nouveaux supports (le livre et la partition imprimés, mais aussi la correspondance), phagocytant des pratiques anciennes (le poème épique, la chanson, le sonnet...), accompagnant de nouvelles expériences (l'écriture du for privé, l'oraison funèbre, le psaume, le cahier de doléance...), la plainte dessine les contours d'une Renaissance qui, face aux émotions, oscille entre discipline et licence.

Textes de : Florence Alazard, Laurence Beck-Chauvard, Claude Buridant, Pascale Chiron, Patrizia De Capitani, Lucie De Los Santos, Marie-Luce Demonet, Juliette Dor, Isabelle His, Marie Houllemare, Stefano Lorenzetti, Paul-Alexis Mellet, Marie-France Morel, Bruno Petey-Girard, Gilbert Schrenck, Martine Vasselin, Xenia Von Tippelskirch.

  • Dates
    Créé le 1 décembre 2008