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Le bruit des armes: mises en forme et désinformations pendant les guerres de religion (1560-1610).

du 5 novembre 2009 au 7 novembre 2009


Sous la direction de Paul-Alexis Mellet et Jérémie Foa

Affiche le bruit des armes.jpg

Programme de recherche ANR

« Naissance, forme et développement d'une pensée de la guerre »

 

Organisation : Jérémie Foa et Paul-Alexis Mellet

Renseignements : paul-alexis.mellet@wanadoo.fr / 02 47 96 00 25 / 06 50 86 01 47

 

Prenant en considération la diversité des sources disponibles, des supports historiographiques (mémoires, discours) aux autres manuscrits (correspondances, notices diplomatiques) ou imprimés (martyrologes, lamenti, feuilles volantes, pièces de théâtre), sans omettre les autres modes de représentation (peintures d'histoire, gravures, chansons, etc.), il s'agit de mesurer, dans les espaces français, italien, anglais, germanique et espagnol, l'étendue des techniques de mise en forme des événements (oublis et déformations, compositions elliptiques, autojustification, stratégies de désinformation, succès ou échecs de la monumentalisation, etc.).

Dans la continuité de travaux récents, notamment de trois grands colloques de la fin de 2002 (Ecritures de l'histoire (XIVè-XVIè siècles) ; L'Actualité et sa mise en écriture dans l'Italie des XVè-XVIIè siècles ; La Mémoire des guerres de religion, la concurrence des genres historiques (XVIè-XVIIIè siècles)), il s'agit plus précisément d'étudier les mises en récits et en images immédiates, puis de suivre le cheminement en Europe de ces transcriptions nécessairement partisanes, pour finalement concevoir la relecture des événements comme une activité ayant moins pour cadre la quiétude du cabinet que la fièvre du champ de bataille lui-même (guerre des mots, pamphlets de combat, conflits d'interprétation, etc.).

Dès lors, la guerre apparaît sous un jour nouveau : véritable ressort heuristique, elle affecte la perception de l'événement historique des guerres de religion, qu'il s'agisse de l'édit de pacification, la blessure mortelle du chef de parti, la victoire au champ de bataille, la reddition de la ville assiégée, etc. L'événement n'apparaît plus seulement comme la somme des multiples accidents chaotiques dessinant la trame d'une histoire positive, mais aussi comme le résultat dénaturé de stratégies discursives multiples et parfois contradictoires. De ce point de vue, il est recouvert par l'actualité et n'a plus l'essence unique et visible qui lui garantit une réalité réconfortante, mais il reçoit rétrospectivement et de l'extérieur les fonctions qui lui donnent son sens et son importance. Il est bien, à ce titre, le fondement résiduel et fragile du discours de la guerre.

Intervenants : Philip Benedict, Nicolas Le Roux, Arlette Jouanna, Cécile Huchard, Tatiana Baranova, Richard Hillman, Cornel Zwierlein, Mario Infelise, Florence Alazard, Monique Weis, Sylvie Daubresse, Monica Barsi, Chiara Lastroiali, Michel Cassan, Denise Turrel, Delphine Carrangeot, Françoise Crémoux, Diane Roussel, Héloïse Hermant, Béatrice Nicollier, Olivier Christin.

 

 

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Informations complémentaires

Lieu(x)

  • Site CESR (Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance)

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