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André Alciat (1492-1550) : un humaniste au confluent des savoirs dans l’Europe de la Renaissance

du 30 novembre 2010 au 2 décembre 2010


Colloque international dirigé par Anne et Stéphane Rolet, avec la collaboration de Bernard Pouderon et Perrine Galand

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         Ce colloque a pour objectif de réexaminer la place qu'occupe André Alciat dans le panorama des humanistes de la Renaissance, de remettre en perspective les différents ouvrages qui composent le corpus alciatique, en insérant dans leur contexte politique, intellectuel, religieux, social et économique les étapes biographiques et les activités scientifiques du juriste milanais, auteur du recueil poétique des Emblemata (editio princeps à Augsbourg chez Steyner en 1531) qui, s'il a assuré la gloire de son auteur dès sa parution et a beaucoup focalisé l'attention des chercheurs, masque cependant trop souvent l'importance des autres activités d'Alciat, auxquelles il est d'ailleurs profondément relié.

 

         Il s'agira donc, au cours de ces journées, de suivre les trajectoires intellectuelles et géographiques multiples de ce professeur de droit de renommée européenne, passionné d'histoire et de philologie anciennes, et éminent connaisseur de l'Antiquité gréco-romaine. Commentateur infatigable du Code justinien et des Pandectes, Alciat restaure en particulier les études et les textes juridiques en soumettant l'héritage des glossateurs de la tradition accursienne et les acquis de l'école bartoliste aux méthodes de critique textuelle ébauchées puis mises au point par Lorenzo Valla, Ange Politien ou Guillaume Budé, dont il conviendra d'observer l'influence dans l'épistémologie alciatique. Des Paradoxa aux Responsa, publiés de manière posthume, en passant par les Dispunctiones, les Praetermissa ou les Parerga, les œuvres « techniques » d'Alciat constituent de véritables traités, fruits de sa pratique professionnelle comme avocat, ou bien publications et prolongements des cours universitaires qu'il assure en Avignon, à Bourges, Milan, Pavie, Bologne ou Ferrare. Ces ouvrages illustrent également, jusque dans leur dispositio, saturée d'annotations marginales, le caractère singulier de la démarche d'Alciat, tout en montrant le soin attentif que ce dernier prend pour restituer correctement et justifier les leçons philologiques du texte de droit à l'aide de sources exogènes empruntées à l'ensemble de la littérature gréco-latine. Son effort porte en particulier sur les termes grecs, le vocabulaire technique ou les allusions aux magistratures et titulatures impériales, que sa parfaite connaissance de l'Antiquité et de ses textes lui permet très souvent de restituer dans toute leur précision. D'ailleurs, des productions comme le De uerborum significatione - en introduction au commentaire du titre homonyme du Digeste - ou les Parerga révèlent chez lui la dialectique étroite qui unit science juridique, savoir philologique et compétences historiques, qui se fécondent mutuellement dans l'art du fragment « paysagier », de la note, de la citation, du rapprochement ou de la digression, pour finir parfois par absorber et détourner l'attention du texte principal à commenter.


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Informations complémentaires

Lieu(x)

  • Site CESR (Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance), Site Tanneurs
  • Mardi 30 Novembre et Mercredi 1er Décembre - CESR, Salle Rapin
    Jeudi 2 Décembre - Université de Tours, site Tanneurs, Salle 70 (Rez-de chaussée)

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